VISA pour l'Image
Avec Visa pour l'Image, Perpignan est le centre du monde du photojournalisme. Le poids des photos sur les murs de la ville, le choc de retrouver avec du recul les moments dont les images sont passées en boucle sur nos écrans (Days Japan) ou de découvrir des reportages terrifiants de violence (Enfants guerriers d'Ed OU, Côte d'Ivoire de Issouf SANOGO ou Afghanistan de Joao SILVA), amusants ou décalés (Angleterre version non censurée de Peter DENCH), attendrissants ou époustouflants de beauté (Birmanie de Chien-Chi CHANG ou Ocean Soul de Brian SKERRY) ou les lauréats World Press Photos 2011 ou meme des clichés du magazine de l'Armée de Terre !
Visa offre aux photos-reporters de toutes nationalités l'occasion de se retrouver chaque année durant quelques jours loin des conflits, c'est fête ! Certains sont exposés, ils ont alors la chance de présenter leur reportage et de témoigner de façon plus complète et plus fouillée qu'avec LA photo qui a fait la une de l'actualité, ou les quelques photos parues dans un magazine. Certains dédicacent leurs ouvrages. Quelques uns sont récompensés par un Visa d'Or ou autre prix reconnu par la profession.
Il arrive parfois, qu'une personne ayant fait la une de la presse mondiale, vienne témoigner lors de Table Ronde ou conférence. Cette année Yoko SUKIMOTO, la madone du tsunami, est venue raconter l'odyssée pour retrouver son fils.

Photo du photojournaliste Tadashi OKHUBO
Les expositions sont encore ouvertes au public toute la semaine. Et si vous cherchez un livre photo, il est ici, meme les japonais ont fait leurs emplettes !
Jazz à Saü
Un jeudi férié, le ciel qui se dégage juste à temps, une cave et des vignerons accueillants et dynamiques, un groupe de musiciens passionnés, deux artistes peintre, l'une que je découvre qui exécute une toile en directe au rythme des mélodies, l'autre que j'apprécie déjà énormément qui expose dans le chai à barriques, une dégustation, un rivesaltes ambré partagé avec des amis... Ce 8ème Printemps de l'Aspres est un excellent cru !
Le 26 juillet, le Domaine du château de Saü accueillera un autre concert, classique celui-là, et une autre exposition... À suivre !!!
Entre deux trains... Force et fluidité
Au musée Bourdelle, non loin de la gare Montparnasse...
Les créations de Madame Grès côtoient les oeuvres du sculpteur.
Une autre vision de l'expo chez LUI...
Un samedi particulier à CERET
Dans la capitale du Vallespir, le samedi matin, c'est marché...
Mais aussi l'occasion de découvrir une jolie boutique, Kikou Shop... Oups, je n'ai pas encore de photo ! Accueillante et chaleureuse, Nathalie y présente les créations colorées de Petits Démons et autres créatrices d'ici et d'ailleurs...
Et ce samedi, c'était le vernissage de l'exposition de Patrick LOSTE au Musée d'art moderne. Cave Canem. Sur le thème de la frontière puisque l'artiste et la conservatrice du musée sont tous les deux des enfants de la frontière.
Décliné en trois chapitres, les hommes du milieu, policiers et cerbères, les hommes de nulle part, clandestins et sans-papiers sur une longue fresque de 30 mètres et les demoiselles de l'autre côté, les prostituées de la Junquera... Sur de grandes toiles bachées qu'il travaille à l'encre et aux pigments dans son atelier ouvert sur la montagne, Patrick LOSTE nous emporte dans un monde d'ombres, de silhouettes dansantes qui se laissent deviner plus qu'elles ne s'imposent. Ses teintes sourdes, dans les gris colorés, sont parfois éclairées de touches roses et outremer, si ce n'est de larges taches blanches. Une série réalisée tout récemment sur papier accroche les visiteurs au détour d'une volée d'escalier...
J'ai zappé petits fours et muscat, pour déambuler dans la partie alors désertée du musée, celle qui m'émeut et me ravit à chacune de mes visites, les 35 coupelles de Picasso, toutes peintes entre le 12 et le 17 avril 1953 à Vallauris, une merveille sur le thème de la corrida, l'arène, sol i sombra et la série de croquis réalisés par Matisse à Collioure, barques catalanes et raccomodeuses de filets, d'un trait d'encre vif et sur...




Cartes postales en vente au musée
2010...
D'un concert à l'autre, en passant par un début juillet couleur corail, de chines en balades, d'expos en bricolages... L'année 2010 est passée à la vitesse de l'éclair...
Et maintenant, vive 2011 !
De tout coeur, je souhaite que cette nouvelle année vous soit douce, colorée, tendre, traversée de rires et joyeuse !
Autres lieux, autres photos...
Deux expositions (détails ICI) de Pierre CORRATGÉ à PERPIGNAN...
Les yeux ouverts, New-York
Interventions, qui présente des photos de modèles évanescents et beaucoup de photos prises depuis un certain petit coin de paradis...
Intéressantes juxtapositions qui offrent des distorsions telles que le rivage apparait parfois comme une île...
À voir, l'une et l'autre, jusqu'au 6 novembre...
DEPARDON... en voilà une idée !
Sous le soleil encore (Yes !), direction la Bibliothèque Nationale de France, située dans un quartier à l'architecture qui me plait beaucoup,
Tout d'abord, exposition France 14, déjà présentée en Arles par Raymond DEPARDON. Quatorze jeunes photographes portent leur regard sur un petit morceau de notre société,
Puis les couleurs de VILLEMOT,
Enfin la France de DEPARDON,
sa vie,
sa manière de travailler, cahiers de repérages, polaroïds (ici, un NON à la THT bien catalan !) et "petit" matériel...
Attrapez vite un métro ligne 6 ou 14, un bus 62, 64, 89, 132 ou 325, un taxi ou vos pieds pour vous rendre à ces belles expos !
Paris sous le soleil...
Tandis que le déluge s'abattait en terres catalanes, les journées dans la capitale le WE dernier étaient radieuses...
Soleil du côté de Marmottan,
Soleil sur une belle adresse du côté de la Muette,
Soleil sur un musée très romantique,
Soleil sur un vide-grenier matinal et inattendu,
Soleil du côté du musée Rodin,
Soleil du côté du Grand-Palais,
A la sortie de l'expo Monet, il fait nuit noire...
Un rendez-vous formidable...
La veille du jour J, première rencontre, de taille, au Musée des Beaux-Arts de Lyon...
Et samedi, sous un grand soleil, découverte du lieu de rendez-vous. La Fondation Pierre Gianadda à Martigny où de grands artistes ont laissé trace de leur passage...
Surprenante vision d'ensemble, la salle d'exposition est sous le niveau de l'entrée. C'est aussi un auditorium dont tout le centre est occupé par un parterre de chaises. Sur les murs, sur le pourtour de la pièce, sont accrochés par ordre chronologique les oeuvres de Nicolas de STAËL.
De 1945, période noire où l'artiste pleure le décès de son épouse, où les traits sont brisés, les couleurs sombres et sourdes, à 1955 où la couleur s'éclaircit puis explose sur les toiles alors que le dessin devient plus figuratif, une centaine d'oeuvres aux formats très divers (que les tout petits paysages - 10 cm sur 20 - sont merveilleux. Tout y est !) s'offre aux yeux du public.
L'espace au centre permet un recul que l'on a rarement dans un musée et les Footballeurs ou les Mouettes trouvent ici une dimension exceptionnelle.
Tout au long du parcours, des lettres de Nicolas de STAËL sont données en lecture. A René CHAR, après le fameux match au Parc des Princes, à l'origine de la série sur les footballeurs : "C'est absolument merveilleux, personne ne joue là-bas pour gagner, si ce n'est à de rares moments de nerfs où l'on se blesse"... On dirait que rien n'a changé depuis 1952 !
Une heureuse surprise nous attend dans le Parc de la Fondation... Un peu comme au Getty Center de LOS ANGELES, de nombreuses statues agrémentent le jardin que surplombent les sommets suisses. Du beau monde là aussi... CALDER, MOORE, ERNST, MAILLOL et RODIN...
Mais aussi des animaux, des vrais et des faux...


Les moutons de
François-Xavier LALANNE
Je vous laisse avec un extrait d'une lettre de Nicolas de STAËL à Douglas COOPER :
"(...) la peinture, la vraie, tend toujours à tous les aspects, c'est-à-dire l'impossible addition de l'instant présent, du passé et de l'avenir.
Les raisons pour lesquelles on aime ou l'on n'aime pas ma peinture m'importent peu parce que je fais quelque chose qui ne s'épluche pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents, que l'on accepte ou pas.
On fonctionne comme on peut. Et moi j'ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours différemment d'une chose à l'autre, sans esthétique à priori.
On s'accorde fort, fin, très fin, valeurs directes, indirectes, ou l'envers de la valeur, ce qui importe c'est que ce soit juste. Cela toujours. Mais l'accès à ce juste, plus l est différent d'un tableau à l'autre, plus le chemin qui y mène parait absurde, plus cela m'intéresse de le parcourir.
(...) je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accident en accident, dès que je sens une logique trop logique, cela m'énerve et vais naturellement à l'illogisme."
Whaouh, ai-je envie de dire...
J'ai rendez-vous...
samedi avec lui...
Enfin, avec ses peintures devant lesquelles je vais encore me pâmer, j'en suis certaine ! Ça se passe ICI.
Allez... je pars illico avec son portrait accroché en grigri sur mon sac...
Alors dès à présent, je vous souhaite un bon WE ensoleillé puisque les prévisions sont plutôt bonnes !

Les Mouettes
photo du site
































































































































